LA POINTE DE L'HYPERVIGILANCE
- Caroline Lapointe
- 25 mai
- 1 min de lecture
Parfois, tu sursautes parce que quelqu’un est arrivé à côté de toi sans que tu l’entendes venir.
Sur le coup, ça n’a pas de sens.
« Voyons donc… j’ai donc bien réagi fort pour ça. »
Mais c’est ça, l’hypervigilance.
En surface, tout a l’air normal.
Tu fonctionnes.
Tu parles.
Tu souris.
Mais en dedans… ça ne s’arrête jamais.
Le corps analyse en continu.
Le corps anticipe.
Le corps scanne le danger potentiel.
Le corps est tendu.
Le corps est prêt.
Comme si quelque chose pouvait arriver n’importe quand.
Et pourtant… il n’y a pas de danger.
Mais le corps, lui, s’en souvient.
Il est resté en hypervigilance.
Coincé.
Il pense qu’un danger le menace encore.
Et ça… ça use.


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